Historique
Célébrités

source wikipedia
L'histoire de l'escrime a commencé avec celle de l'humanité ou presque. Dès que l'homme a su travailler le bois puis le fer, il a fabriqué des armes pour se défendre et survivre. Il a été dans l'obligation de compenser son infériorité physique avec des armes
Lire la suite
Escrimeurs de légende
Les artistes du fleuret et les héros de cape, de sabre et d’épée sont légion. Malheureusement, comme l’affirmait La Boëssière,
Lire la suite

Escrimeurs de légende

PDF Imprimer Envoyer
 
 
Index de l'article
Escrimeurs de légende
Escrimeurs de légende (page 2)
Escrimeurs de légende (page 3)
Escrimeurs de légende (page 4)
Escrimeurs de légende (page 5)
Toutes les pages

Les artistes du fleuret et les héros de cape, de sabre et d’épée sont légion. Malheureusement, comme l’affirmait La Boëssière, « Les tableaux survivent aux peintres, les marbres aux statuaires, l’œuvre de musique et de poésie au musicien et au poète ; il n’en est pas ainsi des exercices du corps : la danse, les armes, l’équitation ne laissent point de traces de l’exécution parfaite de ceux qui s’y sont distingués ».

Personnages de fiction ou êtres de chair et de sang, nombreux sont les escrimeurs à avoir traversé l’Histoire... Ils écrivent leurs noms à la pointe de l’épée, du sabre ou du fleuret.


D’Artagnan et les romans de cape et d’épée


La littérature d’aventures n’est pas démodée. Elle exprime, comme le dit Arturo Pérez-Reverte, auteur du Maître d’escrime, « des valeurs qui tirent les hommes vers le haut ; quand on lit le Bossu ou Cyrano de Bergerac, on quitte quelques heures la grisaille du quotidien et après avoir fermé le livre, on sort plein de courage, de foi et d’espérance. Ces livres sont des éclats de lumière. »
Rendons à notre tour un discret hommage à ces romans de cape et d’épée dans lesquels peuvent s’apprendre des valeurs essentielles à l’existence : amitié, fidélité, bravoure, un certain goût pour le panache et l’aventure. Celui qui incarne le mieux cette façon de regarder le monde est sans conteste d’Artagnan.

Charles de Batz de Castelmore, comte d’Artagnan (1611-1673), naquit à Lupiac, dans le Gers. Inscrit aux gardes du roi à 17 ans, il prit part au siège d’Arras et entra aux mousquetaires en 1640. Il se maria à Charlotte de Chancely et fut nommé capitaine chez les mousquetaires de Louis xiv, puis maréchal de camp. En 1661, il arrête Nicolas Fouquet, le surintendant des finances. Il fut tué au siège de Maastricht en 1673.

Les prétendues Mémoires éditées en 1700 à Cologne, sont en réalité dues au célèbre faussaire Courtilz de Sandras. C’est grâce à lui, entre autres, et à Auguste Maquet, auteur d’un essai sur d’Artagnan, qu’Alexandre Dumas fera paraître son roman en 1844, prouvant une fois de plus qu’on peut être mulâtre et employer des nègres.

En l’occurrence, Alexandre Dumas était lui aussi un excellent escrimeur. Il fréquentait assidûment la salle d’armes du maître Grisier en compagnie de Théophile Gautier. Il fut accusé par Sainte Beuve d’avoir « violé l’histoire ». « Oui, je reconnais l’avoir fait, mais je lui ai fait de si beaux enfants… » riposta-t-il du tac au tac. Son d’Artagnan fut le héros du seul roman français consacré à l’amitié, il sera également le géniteur indirect de générations d’escrimeurs.


Le chevalier Pardaillan est également le héros d’une grande saga romanesque que Michel Zévaco mit en feuilletons en 1902. Ayant mis son épée au service des rois, Pardaillan déjoue les complots ourdis contre la Couronne. Brave, généreux mais malheureux en amour, Pardaillan luttera contre Catherine de Médicis puis Philippe II d’Espagne, contre Concini et Marie de Médicis. Il est la figure même du héros maître de son destin qui ne souffre aucune servitude et n’accepte aucune compromission.


Honneur aux dames : l’escrime au féminin


L’histoire nous montre que les armes n’ont pas toujours été tenues par des hommes. Certaines patriciennes combattaient dans les cirques de Rome et, au Moyen Âge, des tournois féminins s’organisaient couramment en Italie et en Allemagne.
On raconte que Louis XIII, informé d’un duel entre deux dames de la cour, rétorqua en riant qu’« il n’en avait fait défense que pour les hommes » et, à la même époque, Mme de Saint Balmont, dévote, poète et maniant fort bien l’épée, eut plusieurs duels contre des hommes. Les chroniques du temps du Roi-Soleil nous signalent encore le duel à l’épée d’Henriette de Molière contre une rivale en amour. Les comédiennes Beaupré et Christine des Urlis, du théâtre Royal, réglèrent un différend amoureux en coulisses, où cette dernière fut blessée au cou.

Dire qu’à cette époque nombre d’entre elles portaient la culotte est l’expression de la vérité. Ce vêtement leur semblait plus seyant mais, surtout, il leur permettait d’agir plus librement : elles prenaient le ton et l’allure de parfaits gentilshommes, et se prenaient même parfois pour de véritables chevaliers.

Certaines furent de première force à l’escrime, et mirent souvent à mal l’amour propre masculin. Les plus célèbres furent la Maupin et la chevalière d’Éon qui, sa vie durant, et même après, défraya la chronique par le doute qui planait sur son sexe véritable. Force nous est de reconnaître que la chevalière était un homme.
L’escrime est un sport qui convient merveilleusement au tempérament et au physique féminin. Il demande de la souplesse et de la détente, moins de force physique que de caractère, de la persévérance et de l’adresse. La grâce, la sensibilité et l’intelligence créative féminine y trouvent matière à expression. Un inconvénient à l’escrime d’aujourd’hui, un seul, mesdames, c’est de vous obliger à vous masquer.

Madeleine d’Aubigny, dite la Maupin


Disciple de Mars par l’intermédiaire des maîtres d’armes de la Cour et du baron de Césane, sous l’emprise d’Aphrodite par tempérament, adepte de Melpomène par l’éducation que lui fit donner son père, le Grand Écuyer du Roi et secrétaire du comte d’Armagnac Gaston d’Aubigny… Telle pourrait être la synthèse de la vie tumultueuse de la Maupin (1673-1707).

Si le pré, l’alcôve et la scène furent son domaine, c’est que l’escrime, l’amour et le chant furent ses passions. Le prévôt d’armes Théodore de Sérannes et le comte d’Armagnac lui donnèrent ses premières leçons, qu’elle prit avec enthousiasme et assiduité : magister dixit. Théophile Gautier nous la fit revivre dans un de ses romans, mais celui-ci semble fade face à la réalité dissolue de ce chevalier d’Éon au féminin. Elle prit en effet l’habit masculin par goût et par provocation, parfois par nécessité. Déguisée et cravachant son cheval, elle échappa aux poursuites du parlement d’Aix, qui l’avait condamnée au bûcher pour enlèvement d’une… jeune fille. Mariée à un marchand, elle le quitta le lendemain des noces ; cette nature infidèle portait souvent son cœur là où visait l’épée. Le comte d’Albert ne devint-il pas son amant après des joutes sur un autre terrain ?

Les duels de la Maupin furent célèbres et souvent mortels, ils l’obligèrent un temps à quitter la France pour la Belgique, où elle devint la « maîtresse d’armes » de l’Électeur de Bavière. Confite en vertu, elle mourut en France en 1707, à 34 ans, après avoir fondé un hospice.


D’Éon, chevalier et chevalière


« J’aurais mieux fait des armes si j’avais été femme », aimait à dire Charles Geneviève Louis Auguste André Timothée d’Éon de Beaumont (1728-1810). Il n’en était pas loin. Élevé comme une fille jusqu’à 3 ans, il conservait adulte une taille et une figure fine de jeune fille. Imberbe, le timbre de voix féminin, il joua le rôle de femme pour la diplomatie secrète de Louis XV.

La « chevalière » fit à Londres, en 1787, avec le Chevalier de Saint-Georges, un assaut célèbre qui dura plus d’une heure, où il fit pour la première fois usage d’une lame d’épée triangulaire et à garde diminuée.
Officier d’un régiment de dragons, il devint émissaire secret, sous le nom de Lia de Beaumont, et rendit de nombreux et distingués services. La plus fine lame d’Europe intriguait de plus en plus et les paris publics énormes étaient ouverts sur la question de son sexe. D’Éon défendit son état d’homme au cours d’une série de duels retentissants.

Le chevalier rentra en France puis, gagé par Louis XVI pour ses services et son silence, il retourna s’entraîner, juponné et perruqué, dans la salle d’armes londonienne d’Angélo.
En août 1796, à 78 ans, il fut gravement blessé dans une des démonstrations d’escrime qu’il donnait pour gagner sa vie ; ce fut la fin de son mythe d’invincibilité.
À sa mort, à 82 ans, le 21 mai 1810 en Angleterre, le chirurgien Copeland qui l’autopsia s’écria : « c’est un homme ! ».

St George, l’escrime et la musique


« La nature le fit et brisa le moule », a dit Grisier de cet escrimeur mulâtre aux qualités exceptionnelles, aussi doué en musique qu’au maniement des armes, dont la devise était : « la musique élève l’âme, l’escrime la trempe. »
Le chevalier de Saint George était un violoniste, un compositeur et un escrimeur célèbre. On pouvait dire de lui qu’il avait plusieurs cordes à son archet. Ses combats se passaient sans anicroche, sans fausse note.

Connaissant le sens de la mesure, il mettait tous ses adversaires à sa portée ; le silence contemplatif qui régnait lors de ses assauts publics n’était ponctué que par quelques soupirs admiratifs au vu des coups portés : contretemps et points d’arrêt, dans les intervalles de tierce et quarte, qui pianissimo puis crescendo marquaient, telle une gamme, le plastron adverse.

Voici ce qu’écrit La Boëssière, sur Saint Georges, pensionnaire de l’institution pendant six ans, dès 1752 : « Le matin était consacré à son éducation, l’après-midi était employé à la salle d’armes. À quinze ans, il battait les plus forts tireurs ; avec le temps, il acquit des connaissances qui le rendirent inimitable. Il ne suffisait pas de le voir tirer pour juger son talent ; il fallait être capable de tirer avec lui, et alors on reconnaissait sa supériorité. Supériorité qu’il garda jusqu’à l’âge de quarante ans. Alors il se cassa le tendon d’Achille en dansant, et une raideur du jarret gauche influa sur son art, mais il conserva son talent. »

À noter que, malgré l’absence des masques à cette époque, il n’a jamais blessé personne, tant il avait la main légère.

Le pupille de La Boëssière n’était pas seulement un extraordinaire escrimeur ; Dugast, maître du manège des Tuileries, voit en lui l’un de ses meilleurs élèves. La Boëssière le donne aussi comme un excellent nageur. « Son agilité piquait la curiosité des spectateurs », écrit-il. En effet, il traversait la Seine en ne s’aidant que d’un seul bras. Même en patinant, il attirait les regards de la foule. Un noir sur la glace, quelle grande première vers 1765, vous imaginez.
La Boëssière ne souffle mot de son éducation musicale. C’est donc par la Biographie Universelle des Musiciens de Fetis que nous sommes renseignés sur ce point. Il étudia le violon avec Leclair, et si, toujours d’après Fetis, l’art de la musique le touchait particulièrement, son talent moelleux sur le violon lui faisait souvent donner la préférence sur les plus habiles artistes de son temps.

Si la chevalière d’Éon fut l’adversaire le plus connu de Saint Georges, Angelo nous cite un combat du 8 septembre 1766 qui l’opposa à l’italien Faldoni, contre lequel il n’eut pas l’avantage du nombre de touches mais celui de la qualité.


Les Mérignac, une dynastie de maîtres


Les « Mérignac » sont une famille noble et ancienne qui figure au premier rang dans le gotha du monde des armes, dans le Who’s Who des escrimeurs.

L’arrière grand-père des célèbres maîtres d’armes fut Léonard de Mérignac, tué dans un engagement en Vendée pendant la période révolutionnaire. Son beau-frère, James de Rougerie fut un excellent maître d’armes militaire sous Louis XVI, la Révolution, Napoléon I et la Restauration. Ce fut lui qui apprit le difficile art de l’escrime à son neveu François.

François Mérignac (18I7-1881), fils de Léonard et de Jeanne Decazes, fut maître d’armes au 4e bataillon de chasseurs d’Orléans. C’est lui qui fonda la salle d’armes de la rue Monsieur 1e Prince. L’escrime française lui doit beaucoup, et c’est lui qui forma, par ses excellentes leçons, ses deux fils, Louis (père de Lucien) et Émile de Mérignac (père de L’histoire de l’escrime).

Il convient d’ajouter que leur oncle, le maréchal des logis Léonard de Mérignac, maître d’armes au 10e dragon, fut aussi leur professeur.


Il forma de très nombreux tireurs, dont son fils Lucien, médaillé d’or aux Jeux de Paris en 1900, l’un des héros du fameux duel franco-italien. Il forma également l’autre Lucien, le hors classe Gaudin qui, lui aussi, ne connut pas la défaite.

Lucien Gaudin, le hors classe


Lucien Gaudin est né le 27 septembre 1886. Il fut très longtemps porteur du titre de « hors classe », car ce n’est qu’à 42 ans, le 3 août 1928, qu’il obtint la consécration en devenant enfin champion olympique de fleuret. Il lui fallut pour cela battre le géant italien Gaudini, dans un dernier match de barrage à suspense, et combattre également le sort et la malchance qui semblaient s’acharner contre lui.

Militaire en 1908, il ne peut participer aux Jeux de Londres d’où l’épée était absente, suite à une querelle franco-italienne. En 1912, la France ne participe pas aux Jeux de Stockholm, pour protester contre les modifications de règlement de la surface valable et de la longueur de l’épée. En 1916, on se bat sur d’autres fronts. En 1920, Gaudin est blessé pendant l’épreuve de fleuret par équipes. En 1924, une névrite le cloue au lit. En 1928, enfin, Lucien Gaudin remporte la médaille d’or individuelle au fleuret, puis à l’épée, deux jours après.

Ses maîtres d’armes furent Carrichon, au lycée Carnot à Paris, Louis puis Lucien Mérignac à l’A.C.F. de Paris, où il s’entraîna une heure chaque jour jusqu’à sa mort brutale, en septembre 1934.

Le palmarès de Lucien Gaudin est, malgré la guerre et les coups du sort, éloquent, incroyable, inégalable, par le nombre de titres gagnés aux trois armes, sur une période de 25 ans :
Champion de France scolaire en 1903, il enlève le titre national au fleuret en 1904 ; champion international d’épée en 1905 (véritable championnat du monde de l’époque), il fut champion de France en 1906, 1910, 1911, 1913.
En 1918, il est le vainqueur de l’épreuve internationale de l’après- guerre et désigné hors classe à l’épée et au fleuret. En 1920, il remporte la médaille d’argent au fleuret et au sabre par équipes aux J.O. d’Anvers ; l’année suivante, il remporte le premier championnat d’Europe à l’épée.



En 1924, il est champion olympique de fleuret par équipes (avec un indice de +89 pour 22 matches, dont 22 victoires) et d’épée, également par équipes.
1928 voit enfin son triomphe : il gagne le titre si longtemps mérité de champion olympique individuel d’épée et de fleuret, ainsi que la médaille d’argent au fleuret par équipes.
Une autre rencontre marqua la vie de ce très grand champion, celle qui l’opposa, un 30 janvier 1922 au Cirque de Paris, à l’italien Aldo Nadi. Ce « match du siècle », véritable duel moderne, fut considéré comme l’affrontement de deux écoles. 7 000 témoins, 4 assesseurs et 1 Président de jury (G. Trombert) assistèrent au triomphe de Gaudin. Il n’y eut qu’un contestataire, je vous laisse deviner lequel… Gaudin dédia son succès à ses maîtres et à la maîtrise française et, toujours généreux, remit son prix de 40.000 F à la Fédération pour des œuvres.

Lucien Gaudin fut un champion et un homme d’exception. Il réconcilia le fleuret et l’épée, démontra par son jeu si élégant et si puissant que le sport de l’escrime pouvait rester un art d’agrément. Lui qui mourut ruiné, faisait preuve d’une grande générosité, il faisait don de tous ses prix, refusait toute gratification, mais prêtait volontiers son concours aux œuvres de bienfaisance et aux manifestations d’escrime. Champion d’une très grande intégrité morale sur la piste et dans la vie, il se battit en duel pour son honneur, et en compétitions pour celui de l’escrime française, qu’il servit jusqu’à ses derniers instants.

Christian d’Oriola l’incomparable


Né le 3 octobre 1928 à Perpignan, Christian d’Oriola débuta l’escrime à 9 ans et s’y révéla rapidement prodigieusement doué. Entré à dix-huit ans en équipe de France, il la quitta avec tous les honneurs.

Gaucher doué d’une grande souplesse, le catalan possédait une excellente technique, très classique, formée aux plastrons des maîtres Bourret et Helmer. Attaquant spectaculaire et fougueux, orgueilleux et d’allure désinvolte, ce d’Artagnan moderne eut du mal à accepter le fleuret électrique. C’est pourtant à cette arme qu’il obtint son 2e titre individuel aux Jeux de Melbourne, faisant de lui l’un des deux seuls fleurettistes à être deux fois champion olympique.
Christian d’Oriola a remporté quatre titres de champion du monde : en 1947 à Lisbonne, en 1949 au Caire, en 1953 à Bruxelles et en 1954 à Luxembourg, ainsi que deux médailles d’or individuelles aux Jeux olympiques (1952 à Helsinki et 1956 à Melbourne).

Il a également obtenu quatre titres de champion du monde par équipes : en 1947, en 1951, en 1953 et en 1958.

Il a également raflé six médailles aux J.O. : deux d’or au fleuret individuel, deux autres par équipes (1948 et 52), une d’argent au fleuret individuel en 1948, et l’autre par équipes en 1956.

Jean-François Lamour, la passion

L’escrime n’était pas vraiment sa passion lorsqu’il débuta ce sport dans le grenier de Maître Parent à Maisons-Alfort, il y était presque allergique et pourtant...
Né le 2 février 1956, « Jeff » ne débuta l’escrime qu’à huit ans sous la férule d’un Maître exigeant, patient, rigoureux, volontaire, et technique. Qualités qu’Augustin Parent su inculquer à son élève, appliquant la devise connue « on enseigne ce que l’on est ».
A 15 ans, en 1971, débutent les succès nationaux, le premier titre de Champion de France minimes au sabre. Il sera par la suite recordman des titres de Champion de France senior avec 13 capes de 1977 à 1992. Seuls ceux de 79, 86 et 90 lui échappèrent.

Aux championnats du monde de 1975 à Bucarest, Jean-François accède aux demi-finales ; à ceux de Vienne en 83, il est 5ème. Il lui faudra attendre ceux de Lausanne en 1987 pour obtenir le titre. Jeff a 31 ans, il savoure pleinement ce titre acquis avec volonté, obstination, abnégation et clairvoyance. Titre qui ne doit absolument rien à la chance.

Sept ans plus tôt « Jef » rentrait des Jeux de Moscou bredouille, seul non médaillé des escrimeurs français ; de quoi se forger un caractère et un nouveau sabre ! Le renouveau est proche, il se nomme Lazlo Szepesi, nouvel entraîneur national venant de Hongrie. Les débuts sont difficiles entre ces deux « caractères » mais la soudure finit par prendre, Lazlo méthodique, s’affirmant être un excellent technicien et tacticien.

Arrive enfin le premier titre aux Jeux de Los Angelès de 1984 où Jeff gagne malgré une fracture de fatigue, malgré le trac qui le paralyse en finale.

Quelques jours plus tard, il portera l’équipe de France de sabre jusqu’en finale où les Français remporteront l’argent.

En 1988, il remporte le Masters de Sabre et confirme aux Jeux Olympiques de Séoul, quelques mois plus tard sa suprématie mondiale, faisant taire les sceptiques mais pas les trompettes de la renommée.





source : souvenirsdutemps.xooit.com