Historique
Célébrités

source wikipedia
L'histoire de l'escrime a commencé avec celle de l'humanité ou presque. Dès que l'homme a su travailler le bois puis le fer, il a fabriqué des armes pour se défendre et survivre. Il a été dans l'obligation de compenser son infériorité physique avec des armes
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Escrimeurs de légende
Les artistes du fleuret et les héros de cape, de sabre et d’épée sont légion. Malheureusement, comme l’affirmait La Boëssière,
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Escrimeurs de légende - Escrimeurs de légende (page 5)

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Escrimeurs de légende
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En 1924, il est champion olympique de fleuret par équipes (avec un indice de +89 pour 22 matches, dont 22 victoires) et d’épée, également par équipes.
1928 voit enfin son triomphe : il gagne le titre si longtemps mérité de champion olympique individuel d’épée et de fleuret, ainsi que la médaille d’argent au fleuret par équipes.
Une autre rencontre marqua la vie de ce très grand champion, celle qui l’opposa, un 30 janvier 1922 au Cirque de Paris, à l’italien Aldo Nadi. Ce « match du siècle », véritable duel moderne, fut considéré comme l’affrontement de deux écoles. 7 000 témoins, 4 assesseurs et 1 Président de jury (G. Trombert) assistèrent au triomphe de Gaudin. Il n’y eut qu’un contestataire, je vous laisse deviner lequel… Gaudin dédia son succès à ses maîtres et à la maîtrise française et, toujours généreux, remit son prix de 40.000 F à la Fédération pour des œuvres.

Lucien Gaudin fut un champion et un homme d’exception. Il réconcilia le fleuret et l’épée, démontra par son jeu si élégant et si puissant que le sport de l’escrime pouvait rester un art d’agrément. Lui qui mourut ruiné, faisait preuve d’une grande générosité, il faisait don de tous ses prix, refusait toute gratification, mais prêtait volontiers son concours aux œuvres de bienfaisance et aux manifestations d’escrime. Champion d’une très grande intégrité morale sur la piste et dans la vie, il se battit en duel pour son honneur, et en compétitions pour celui de l’escrime française, qu’il servit jusqu’à ses derniers instants.

Christian d’Oriola l’incomparable


Né le 3 octobre 1928 à Perpignan, Christian d’Oriola débuta l’escrime à 9 ans et s’y révéla rapidement prodigieusement doué. Entré à dix-huit ans en équipe de France, il la quitta avec tous les honneurs.

Gaucher doué d’une grande souplesse, le catalan possédait une excellente technique, très classique, formée aux plastrons des maîtres Bourret et Helmer. Attaquant spectaculaire et fougueux, orgueilleux et d’allure désinvolte, ce d’Artagnan moderne eut du mal à accepter le fleuret électrique. C’est pourtant à cette arme qu’il obtint son 2e titre individuel aux Jeux de Melbourne, faisant de lui l’un des deux seuls fleurettistes à être deux fois champion olympique.
Christian d’Oriola a remporté quatre titres de champion du monde : en 1947 à Lisbonne, en 1949 au Caire, en 1953 à Bruxelles et en 1954 à Luxembourg, ainsi que deux médailles d’or individuelles aux Jeux olympiques (1952 à Helsinki et 1956 à Melbourne).

Il a également obtenu quatre titres de champion du monde par équipes : en 1947, en 1951, en 1953 et en 1958.

Il a également raflé six médailles aux J.O. : deux d’or au fleuret individuel, deux autres par équipes (1948 et 52), une d’argent au fleuret individuel en 1948, et l’autre par équipes en 1956.

Jean-François Lamour, la passion

L’escrime n’était pas vraiment sa passion lorsqu’il débuta ce sport dans le grenier de Maître Parent à Maisons-Alfort, il y était presque allergique et pourtant...
Né le 2 février 1956, « Jeff » ne débuta l’escrime qu’à huit ans sous la férule d’un Maître exigeant, patient, rigoureux, volontaire, et technique. Qualités qu’Augustin Parent su inculquer à son élève, appliquant la devise connue « on enseigne ce que l’on est ».
A 15 ans, en 1971, débutent les succès nationaux, le premier titre de Champion de France minimes au sabre. Il sera par la suite recordman des titres de Champion de France senior avec 13 capes de 1977 à 1992. Seuls ceux de 79, 86 et 90 lui échappèrent.

Aux championnats du monde de 1975 à Bucarest, Jean-François accède aux demi-finales ; à ceux de Vienne en 83, il est 5ème. Il lui faudra attendre ceux de Lausanne en 1987 pour obtenir le titre. Jeff a 31 ans, il savoure pleinement ce titre acquis avec volonté, obstination, abnégation et clairvoyance. Titre qui ne doit absolument rien à la chance.

Sept ans plus tôt « Jef » rentrait des Jeux de Moscou bredouille, seul non médaillé des escrimeurs français ; de quoi se forger un caractère et un nouveau sabre ! Le renouveau est proche, il se nomme Lazlo Szepesi, nouvel entraîneur national venant de Hongrie. Les débuts sont difficiles entre ces deux « caractères » mais la soudure finit par prendre, Lazlo méthodique, s’affirmant être un excellent technicien et tacticien.

Arrive enfin le premier titre aux Jeux de Los Angelès de 1984 où Jeff gagne malgré une fracture de fatigue, malgré le trac qui le paralyse en finale.

Quelques jours plus tard, il portera l’équipe de France de sabre jusqu’en finale où les Français remporteront l’argent.

En 1988, il remporte le Masters de Sabre et confirme aux Jeux Olympiques de Séoul, quelques mois plus tard sa suprématie mondiale, faisant taire les sceptiques mais pas les trompettes de la renommée.





source : souvenirsdutemps.xooit.com