Historique
Célébrités

source wikipedia
L'histoire de l'escrime a commencé avec celle de l'humanité ou presque. Dès que l'homme a su travailler le bois puis le fer, il a fabriqué des armes pour se défendre et survivre. Il a été dans l'obligation de compenser son infériorité physique avec des armes
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Escrimeurs de légende
Les artistes du fleuret et les héros de cape, de sabre et d’épée sont légion. Malheureusement, comme l’affirmait La Boëssière,
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Escrimeurs de légende - Escrimeurs de légende (page 4)

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Escrimeurs de légende
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Les Mérignac, une dynastie de maîtres


Les « Mérignac » sont une famille noble et ancienne qui figure au premier rang dans le gotha du monde des armes, dans le Who’s Who des escrimeurs.

L’arrière grand-père des célèbres maîtres d’armes fut Léonard de Mérignac, tué dans un engagement en Vendée pendant la période révolutionnaire. Son beau-frère, James de Rougerie fut un excellent maître d’armes militaire sous Louis XVI, la Révolution, Napoléon I et la Restauration. Ce fut lui qui apprit le difficile art de l’escrime à son neveu François.

François Mérignac (18I7-1881), fils de Léonard et de Jeanne Decazes, fut maître d’armes au 4e bataillon de chasseurs d’Orléans. C’est lui qui fonda la salle d’armes de la rue Monsieur 1e Prince. L’escrime française lui doit beaucoup, et c’est lui qui forma, par ses excellentes leçons, ses deux fils, Louis (père de Lucien) et Émile de Mérignac (père de L’histoire de l’escrime).

Il convient d’ajouter que leur oncle, le maréchal des logis Léonard de Mérignac, maître d’armes au 10e dragon, fut aussi leur professeur.


Il forma de très nombreux tireurs, dont son fils Lucien, médaillé d’or aux Jeux de Paris en 1900, l’un des héros du fameux duel franco-italien. Il forma également l’autre Lucien, le hors classe Gaudin qui, lui aussi, ne connut pas la défaite.

Lucien Gaudin, le hors classe


Lucien Gaudin est né le 27 septembre 1886. Il fut très longtemps porteur du titre de « hors classe », car ce n’est qu’à 42 ans, le 3 août 1928, qu’il obtint la consécration en devenant enfin champion olympique de fleuret. Il lui fallut pour cela battre le géant italien Gaudini, dans un dernier match de barrage à suspense, et combattre également le sort et la malchance qui semblaient s’acharner contre lui.

Militaire en 1908, il ne peut participer aux Jeux de Londres d’où l’épée était absente, suite à une querelle franco-italienne. En 1912, la France ne participe pas aux Jeux de Stockholm, pour protester contre les modifications de règlement de la surface valable et de la longueur de l’épée. En 1916, on se bat sur d’autres fronts. En 1920, Gaudin est blessé pendant l’épreuve de fleuret par équipes. En 1924, une névrite le cloue au lit. En 1928, enfin, Lucien Gaudin remporte la médaille d’or individuelle au fleuret, puis à l’épée, deux jours après.

Ses maîtres d’armes furent Carrichon, au lycée Carnot à Paris, Louis puis Lucien Mérignac à l’A.C.F. de Paris, où il s’entraîna une heure chaque jour jusqu’à sa mort brutale, en septembre 1934.

Le palmarès de Lucien Gaudin est, malgré la guerre et les coups du sort, éloquent, incroyable, inégalable, par le nombre de titres gagnés aux trois armes, sur une période de 25 ans :
Champion de France scolaire en 1903, il enlève le titre national au fleuret en 1904 ; champion international d’épée en 1905 (véritable championnat du monde de l’époque), il fut champion de France en 1906, 1910, 1911, 1913.
En 1918, il est le vainqueur de l’épreuve internationale de l’après- guerre et désigné hors classe à l’épée et au fleuret. En 1920, il remporte la médaille d’argent au fleuret et au sabre par équipes aux J.O. d’Anvers ; l’année suivante, il remporte le premier championnat d’Europe à l’épée.